Sénégal: Lancement du programme national de développement de la microfinance islamique – 47, 6 milliards captés

Le Ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam a présidé, hier, vendredi 21 février, la réunion du comité de pilotage du Programme de développement de la Microfinance Islamique au Sénégal (PROMISE). Une structure de l’Etat du Sénégal qui œuvre pour la promotion et le développement de la Microfinance islamique au Sénégal. A cette occasion, Zahra Iyane Thiam a magnifié la mise en place du programme par la coopération entre L’Etat du Sénégal et la Banque islamique de développement dont le financement s’élève à 47,6 milliards de FCFA.

C’est au tour d’une table ronde que s’est déroulée la première réunion du comité de pilotage du programme de promotion de la Microfinance Islamique au Sénégal en présence de tous ses auteurs. A cette occasion, le Ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, a tenu un discours pour parler du programme national de développement de la Microfinance Islamique.

Selon Zahra Iyane Thiam l’importance de cette rencontre s’inscrit dans la vision du Président Macky Sall, conformément aux orientations déclinées dans l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent. “Il s’agit d’une rencontre qui marque une étape importante dans la mise en œuvre du programme de promotion de la Microfinance islamique au Sénégal car, elle nous donne l’occasion de passer en revue le rapport d’activité 2020, mais surtout de valider le plan de travail annuel pour 2021.Ce programme, faut-il le rappeler, s’inscrit dans la vision du Président de la République, qui accorde une place toute particulière à la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes pour lutter contre le chômage et la pauvreté, conformément aux orientations déclinées dans l’axe 2 du plan Sénégal émergent (PSE)”, soutient-elle.

Dans son diagnostic économique et social, le PSE cite la finance islamique comme un mode de financement innovant insuffisamment utilisé dans l’économie. C’est pourquoi, dans la définition des fondements de l’émergence, le PSE considère celle-ci comme un moyen qui participe à l’approfondissement du secteur financier. “Dans cette dynamique, la lettre de politique sectorielle de développement de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, a repris la Microfinance islamique comme une alternative à côté de la finance conventionnelle, afin de faciliter l’accès aux services financiers des couches jusque-là insuffisamment desservies par les institutions financières”.

Les produits de la finance Islamique sont auparavant utilisés dans les zone de l’UEMOA: “Il est vrai que les produits de la finance islamique sont utilisés dans la zone UEMOA depuis 1983, mais de façon relativement marginal. C’est seulement à partir de 2012, avec la signature du protocole entre la BCEAO et la BID et qui s’est traduit par l’aménagement d’un cadre juridique plus propice que la finance islamique a amorcé un nouvel élan de développement dans notre zone”, a précisé la ministre. Sur ce registre, les Etats ont posé d’importants jalons avec le lancement des premières opérations de “sukuk” du Sénégal en 2014 et de la Côte-d’Ivoire en 2015.

“Le marché de l’intermédiation financière n’est pas demeuré en reste avec l’ouverture d’institution ou de guichet spécialisé dans ce domaine”. Et de poursuivre, “du coté de la demande les besoins de financement de l’économie apparaissent importants particulièrement dans les secteurs de l’agriculture de la pêche, de l’élevage et du tourisme comme en atteste les résultats de l’enquête sur l’inclusion financière du Sénégal (EIFS) 2015”.

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Date de publication : 2021-02-27 14:12:31