Pour un système statistique de qualité, une inclusion financière réussie et pour la promotion des investissements et du commerce au Burkina Faso: les députés ont adopté à l’unanimité 3 projets de lois soumis par le Gouvernement (Ouagadougou, le 04 mai 2021). Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE et la ministre délégué chargée de l’Aménagement du territoire et de la Prospective, Pauline ZOURE, étaient à l’Assemblée nationale, ce mardi 04 mai 2021 pour apporter des éclaircissements sur 3 projets de lois soumis par le Gouvernement en vue de leur adoption par les députés. Le premier porte sur le “Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest” qui vise à renforcer le système statistique national au Burkina Faso, ainsi que l’amélioration et l’utilisation des statistiques. D’un coût d’environ 33 milliards de F CFA, ce projet financé par IDA (Association international de développement) a une durée de 5 ans (2020-2024). Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, 7 pays de l’espace CEDEAO sont concernés par le projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest. Le deuxième Projet de loi est celui portant autorisation du financement partiel de promotion de la finance inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux systèmes financiers de base”. Financé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) le projet va contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques des populations à la base. Selon la ministre déléguée chargée de l’Aménagement du territoire et de la Prospective, Pauline ZOURE, le mode de fonctionnalité de ce projet obéit à une réponse structurelle de la situation du crédit au Burkina Faso. L’objectif du gouvernement à travers ce projet est de permettre à ce que les prestataires de services financiers soient décentralisés jusqu’aux villages afin de rapprocher le crédit des bénéficiaires. Le Fonds national de la finance inclusive (FONAFI) est l’institution chargée de la mise en œuvre dudit projet. Il permettra de financer les caisses populaires, les institutions de micro-finances et autres prestataires de services financiers à un taux préférentiel de 3%. Une initiative du gouvernement qui va permettre à ces institutions de mettre à la disposition des bénéficiaires des crédits à des taux abordables. Le troisième projet de loi porte sur l’autorisation de ratification du contrat de financement N°FI N°92431 SERAPIS N°2020-0426 conclu le 16 octobre 2020 entre la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Burkina Faso pour le financement de son adhésion à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA). D’un coût de plus de 9,839 milliards de F CFA, le projet vise à soutenir la promotion des investissements et du commerce; à garantir les risques commerciaux et politiques affectant les investissements; à accéder aux financements compétitifs; et à réaliser plus facilement des projets prioritaires à travers un réseau international de partenaires. Au terme de l’examen des trois projets de lois et des éclaircissements apportés par les deux membres du gouvernement, les députés ont adopté à l’unanimité lesdites… – Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso

Différé d’une partie de la dette du Burkina FASO et financement du développement économique locale durable de Bobo-Dioulasso : la France octroie plus de 15,682 milliards de F CFA

(Ouagadougou, le 21 mai 2021). Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc HALLADE, et le Directeur de l’Agence française de développement (AFD) de Ouagadougou, Gilles CHAUSSE, ont procédé, le vendredi 21 mai 2021 à Ouagadougou, à la signature de deux accords de financement d’un montant de plus de 15,682 milliards de F CFA.

D’un coût estimé à 11,81 milliards de F CFA, le premier accord est destiné au financement du Projet de développement économique local durable (PDelD) de Bobo-Dioulasso. Ce projet vise à renforcer la capacité de la commune en matière de mobilisation des recettes fiscales pour une prise en charge efficace des projets locaux de développement et à contribuer à la réalisation d’une partie du programme d’investissement.

Cofinancé par l’Agence française de développement à hauteur de 9,84 milliards de F CFA et par l’Union européenne à hauteur d’1,97 milliards de F CFA, le Projet de développement économique local durable vise à permettre à la commune de Bobo-Dioulasso d’acquérir les moyens techniques et financiers pour dynamiser durablement son économie locale. Il permettra de réaliser des infrastructures notamment la construction des marchés des secteurs 20 et 25 et les gares routières des secteurs 20 et 24. Il sera exécuté sur la période 2021-2025.

Selon le maire de la Commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima F. SANOU, ce prêt de l’AFD va permettre d’organiser le circuit de mobilisation des recettes; ce qui va permettre de dégager des ressources propres pour la commune. Aussi, la réalisation de gares routières et de marchés au profit des acteurs économiques changera fondamentalement l’économie de la ville de Bobo-Dioulasso.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, les investissements qui seront réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement économique local durable de Bobo-Dioulasso permettront de stimuler les circuits économiques locaux, notamment les filières d’approvisionnement du ressort territorial de la commune et d’améliorer l’accès à des équipements marchands de qualité, résilients face aux effets du changement climatique et adaptés aux besoins spécifiques des femmes.

Le second accord signé concerne un amendement de l’Accord sur le différé de la dette de la France vis-à-vis du Burkina Faso. Cet amendement s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) lancée par les pays membres du G20 en 2020. D’un montant de 3, 872 milliards de F CFA, l’amendement de l’Accord sur le différé de la dette devra permettre au Burkina Faso de dégager des marges budgétaires et de la trésorerie pour, d’une part, faire face aux effets sociaux et économiques de la pandémie de la Covid-19, et d’autre part, de poursuivre sa relance économique. Au regard du contexte sécuritaire et humanitaire actuel qui impose au Burkina Faso des contraintes budgétaires importantes, selon le ministre KABORE, la mise en œuvre de cette initiative vient à propos. Car les ressources qu’elle permettra de dégager offre au gouvernement la possibilité de mettre en œuvre certaines politiques d’urgence.

DCPM/MINEFID

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Date de publication : 2021-05-22 16:57:31