Microfinance Alafia : Les conditions d’octroi améliorées, les opérateurs mobiles satisfaits

Le conseil des ministres a tenu sa séance ordinaire hier mercredi 09 décembre 2020.  A l’occasion, les conditions d’octroi via les opérateurs mobiles des fonds ont été revisitées et de nouvelles modalités définies.

Bidossessi WANOU

Reversement intégral des frais de retrait payés par l’Etat au titre du microcrédit, aux réseaux de fourniture de service mobile money; prise en charge intégrale par l’Etat des frais de retrait que les opérateurs versent habituellement à leurs réseaux ;  maintien  de la commission de transfert de compte à compte tel que fixé, quel que soit le nombre de remboursements, paiement des frais de gestion des comptes marchands fixés à 0,2% applicables aux nouvelles ressources injectées dans le système. C’est entre autres, les modalités de collaboration définies entre l’Etat et les réseaux GSM dans le cadre de l’opération de transfert des microcrédits Alafia aux bénéficiaires.  Aussi, pour favoriser la mobilité qu’induit le projet au niveau des GSM, il a été décidé du renfort du personnel et surtout, permettre la mobilité, gage du succès de l’opération. En effet, le projet connait « un réel succès », indique le conseil des ministres qui, par l’adoption de ces nouvelles modalités, renforce le système et procure davantage de plaisir aux bénéficiaires tout en soulageant durablement leurs peines. Mais en même temps, les opérateurs qui accompagnent le gouvernement dans le transfert doivent pleinement jouir de leur labeur. C’est pour cela que le conseil a revisité le mécanisme de bonification, pour permettre aux institutions de transfert de minimiser leurs charges. Ainsi, la bonification sera calculée sur les crédits unitaires remboursés. C’est dire que les Services financiers décentralisés (SFD) n’auront pas à attendre un taux de remboursement  à 100% du crédit avant de recevoir leur bonification, mais déjà, sur le remboursement partiel de chaque client, il a sa part.

Nombres d’autres décisions ont été prises à ce conseil notamment, le réaménagement des horaires de travail dans l’administration béninoise. Ainsi, l’administration ouvre désormais de 8h à 12h30 dans la matinée puis de 14H à 17H30 dans l’après-midi. Les travailleurs ne disposeront donc plus  que d’une heure trente minutes de pause chaque après-midi. Cette réforme qui vient d’être adoptée en conseil des ministres a été initiée il y quelques mois en vue de permettre aux travailleurs de vite se libérer pour disposer de plus de temps pour leur famille. Soucieux tout de même de la sécurité des Béninois, le gouvernement s’est intéressé à l’ouverture anarchique de carrière dans certaines communes du Bénin. En conséquence, le conseil a ordonné le recensement diligent des carrières non autorisées. Cette mesure vise à protéger les citoyens des dégâts liés à cette ouverture anarchique de carrière. Les maires sont donc instruits à l’effet de gérer les demandes d’autorisations d’ouverture et d’exploitation.

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Date de publication : 2020-12-10 07:45:59