Le Promise fait un état des lieux et donne un nouvel élan à l’activité au Sénégal

Après 6 mois à la tête du Programme de Développement de la Microfinance au Sénégal (PROMISE), son coordonnateur se prête à l’exercice pour faire un tour d’horizon sur la situation d’exécution dudit programme.

« Aujourd’hui, la rencontre avait pour objet de faire la situation d’étape du programme, présenter en termes d’évolution ce qu’on a eu à faire depuis le démarrage de ce programme jusqu’à maintenant. Mais également souligner les défis et perspectives à mettre en place pour l’accélération de sa mise en œuvre. Le président de la république nous avait instruit à aller vers une opérationnalisation rapide du programme et pour faire cette opérationnalisation, il fallait d’abord faire l’état des lieux, relever les défis et les perspectives pour pouvoir proposer un mécanisme innovant de Microfinance Islamique au Sénégal », souligne Fatou Diané Guèye, coordonnatrice du PROMISE.

Le PROMISE, un programme de 47 milliards dont les 35 constituent ligne de refinancement. Cette ligne de refinancement constitue les 75% du programme. Faire décaisser cette ligne de refinancement au profit des SFD constitue un rôle important pour ses autorités.

« Je rappelle que j’ai été portée à la tête de ce programme en janvier et en me nommant à ce poste, l’autorité m’avait demandé de tout faire pour rendre opérationnel le programme. La phase des préalables pour lui était dépassée, il fallait rentrer dans la mise en pratique réelle du programme », déclare Fatou Diane Guèye.

Le PROMISE a été mis sur pied pour accélérer le développement socioéconomique du pays à travers l’inclusion financière, ceci par la mise en place d’une industrie de Microfinance au Sénégal. En gros, il fallait permettre l’accès des services financiers aux couches les plus défavorisées.

« L’évolution récente économique du pays a montré que beaucoup d’aspects qui intègrent le cadre de convention entre le Sénégal et la B.I.D sont à revoir, à renégocier. Il y a beaucoup de choses qui ont évolué en termes d’inclusion financière par exemple, l’objectif de 3% qui a été fixé, nous le trouvons assez faible compte tenu de l’évolution, de l’installation de la Microfinance. C’est pourquoi il était important pour nous de faire la situation, relever les défis et perspectives et proposer un nouvel élan pour le programme », explique la coordonnatrice du PROMISE.

L’inexistence d’un cadre réglementaire adéquat

La première contrainte liée au décaissement est l’inexistence d’un cadre réglementaire adéquat, déplore Fatou Diané Guèye : « Nous avons tous constaté que la Banque Centrale a autorisé aujourd’hui l’ouverture d’une fenêtre islamique dans la Microfinance au Sénégal avec l’élargissement de la loi portant réglementation du secteur financier. Mais cette ouverture n’est pas encore finalisée parce qu’il y a beaucoup de choses qui ne sont pas aujourd’hui disponibles. On fait référence au cadre comptable qui n’est pas encore disponible, le cadre prudentiel qui détermine les ratios prudentiels n’est pas encore disponible, beaucoup de choses restent à voir pour avoir un cadre réglementaire adéquat et pouvant faire de la Microfinance islamique une réalité au Sénégal », a-t-elle souligné.

Avec 2540 projets déjà enregistrés, 16 chaînes de valeurs identifiées, la finance islamique propose aux Sénégalais un mécanisme qui est assez différent de la finance conventionnelle à savoir une finance avec « Zéro taux d’intérêt ». La coordonnatrice du PROMISE souligne : « quand on fait référence à l’Islam et la référence à l’islam fait que la norme charia tique, elle, est de mise dans ce qu’on propose aeu Sénégalais.

Donc c’est une finance qui est accrochée Islam, qui propose un financement normé qui fait que le bénéficiaire peu financer son activité sans payer de taux d’intérêt », a-t-elle laissé entendre.

Source
Date de publication : 2021-07-06 22:52:30