le Burkina Faso veut s’inspirer du modèle sénégalais

Après la délégation malienne qui était à Dakar, c’est au tour de celle burkinabè. L’Observatoire de Dakar, en collaboration avec le Burkina Faso va créer un observatoire au pays des hommes intègres. Celui-ci sera l’interface entre les usagers des services financiers et les et les opérateurs financiers. Son rôle principal sera la surveillance de la conduite du marché et du Système financier burkinabé.

Faisant parti de la délégation, Nikima Corine chef de département des politiques des partenariats et de la coordination des interventions au secrétariat permanent pour la promotion de l’inclusion financière affirme que le Sénégal est le meilleur choix pour le Burkina Faso pour la réalisation d’un système financier répondant à leurs attentes.

« Le ministère de l’Économie des finances du Burkina Faso a adopté la stratégie nationale de la finance inclusive qui vise à porter 75 % de la proportion de la population burkinabé qui utilise les produits et services systèmes financiers. De ce fait, la mise en place d’un observatoire est nécessaire et celui du Sénégal fut le meilleur choix. Nous avons le même environnement économique. L’observatoire du Sénégal nous a paru être le meilleur choix et nous sommes là pour nous inspirer de leurs expériences afin de dérouler le procès de mise en œuvre de l’observatoire dans notre pays », soutient-elle.

Selon Habib Ndao secrétaire exécutif l’Observatoire de la Qualité des Services financiers du Sénégal, il faut dérouler un programme d’éducation financière. À cet effet, « Un dispositif de médiation bancaire et de médiation assurantielle Sera mis à leur disposition », dans le but de promouvoir l’inclusion financière et la protection des consommateurs. « L’observatoire est une incarnation de l’état dans l’écosystème financier, il incite les populations à avoir plus confiance au système financier », explique-t-il.

L’inclusion financière, permet de protéger les populations et leurs biens. « Nous devons donner une certaine confiance dans le secteur financier et permettre aux populations d’aller ouvrir un compte bancaire ou de porte-monnaie électronique dans les sociétés de micro finances », déclare M. Ndao.

Un avantage pour les opérateurs qui verront le nombre de leurs clients augmenter. Cela permettra aussi à l’Etat de « formaliser la circulation fiduciaire, une manière de quitter le secteur informel vers le secteur formel son économie sera formalisée sur un aspect formalisé que sont les transactions ». D’après ses dires, l’Etat pourra aussi avoir une traçabilité des transactions financière et lutter contre le banditisme et le terrorisme.

Par ailleurs, les ressources fiscales additionnelles seront augmentées ainsi ce dernier aura un autre pilier de financement pour son économie. Un financement qui viendra des banques et non de l’Etat grâce à la massification du nombre de personnes inclut dans le système financier.

Pour Hassan Alami, docteur en droit des affaires et consultant pour la Banque mondial, « c’est une démarche moderne ». Selon lui, ce qu’il faut, « c’est de prendre les meilleures pratiques des autres pays en matière d’inclusion financier et de les installer avec le modèle financier qui convient à son environnement socio-économique ». La médiation de son point de vue est un processus d’avenir afin de maintenir les relations et de les fluidifier.

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Date de publication : 2021-05-20 20:15:00