La famille Rancourt-Giguère de retour sur la terre ferme | Actualités | La Tribune

« On passe vraiment à travers une gamme d’émotions partagées. On est contents d’être revenus sur la terre ferme, de retourner bientôt au Québec après six ans, de revenir voir nos proches, mais de laisser ce mode de vie là, ça nous fait un pincement au cœur », avoue François Rancourt qui, avant ce périple, avait passé quatre ans en Tunisie avec sa famille

Les Rancourt-Giguère ne seront toutefois pas de retour au Québec avant la mi-juin, ayant plusieurs choses à régler avant, à commencer par la sortie de l’eau du bateau. Affectueusement nommé L’Alchimiste, le catamaran a été mis en vente il y a plus d’un mois.

« On veut commencer par faire l’entretien, puis on espère conclure la transaction d’ici la fin du mois. On a énormément d’acheteurs potentiels », souligne M. Rancourt. En effet, le marché du catamaran en Floride est un peu comme le marché immobilier au Québec en ce moment, compare-t-il.

D’ailleurs, trouver une maison sera le premier défi important qui attend M. Rancourt et sa conjointe à leur retour, ayant vendu leur résidence de Wotton avant de partir en 2019.

« À distance, ce n’est déjà pas évident de faire une offre. Nous, en plus, on a la condition de vendre le bateau d’abord, donc dans les conditions actuelles du marché, on se ferait facilement dépasser par des acheteurs qui n’ont pas cette condition », croit M. Rancourt, qui vise Sherbrooke comme nouvelle ville d’accueil. 

Heureusement, le couple avait épargné des sous dans l’optique de ne pas travailler pendant l’aventure. Finalement, la COVID-19 ayant ralenti leurs déplacements et favoriser le télétravail, M. Rancourt a eu le temps de réaliser plusieurs mandats à distance en tant que consultant spécialisé dans la finance inclusive. 

« Je prévois rester consultant pendant quelque temps. Ça me procure une flexibilité intéressante pour notre retour en Estrie. Annik, elle, est en recherche active dans le domaine du travail social. »

Initialement, la famille avait prévu louer un véhicule récréatif pour revenir dans la Belle Province, mais le coût était exorbitant. Plusieurs autres options envisagées dépassaient largement le budget établi. 

« Finalement, la meilleure solution a été d’acheter une van au Québec et de la faire livrer à Saint Augustine », partage le voyageur, qui allait justement la récupérer peu de temps après l’entrevue téléphonique. 

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Date de publication : 2021-05-03 10:18:45