Dossou-d’Almeida: ‘Fédérer les acteurs autour d’engagements collectifs pour plus d’inclusion’

Un sommet sur l’engagement sociétal des entreprises s’est tenu entre des pays africains et la France mercredi et jeudi. A Lomé Myriam Dossou-d’Almeida, la ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a présidé un panel qui a réuni plusieurs acteurs. Occasion pour le Togo de partager son expérience en matière d’inclusion avec les autres pays.

L’objectif du sommet est de contribuer à mettre la responsabilité sociétale, l’inclusion, l’économie sociale et solidaire, l’investissement socialement responsable, l’impact et les objectifs de développement durable au cœur du développement.

Advertisement. Scroll to continue reading.

Le sommet était placé sous le thème: « le temps de l’engagement (ODD, ISR, ESS ONG & RSE) plus le temps de l’inclusion (femmes, jeunesse, diaspora éducation, travail informel) ».

Pour le panel du Togo, le thème spécifique retenu est: « L’inclusion, passage obligé pour relever les défis d’un développement durable ».

Au cours de la rencontre, Myriam Dossou-d’Almeida a indiqué que l’inclusion est un facteur de développement durable. Pour elle, les programmes et projets que le ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes déploie sur le terrain offre aux entreprises et aux organisations ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, des opportunités de mettre en œuvre leur responsabilité sociétale d’entreprise.

Advertisement. Scroll to continue reading.

La ministre a souligné que son département assure une garantie d’impacts sur les populations, surtout en capitalisant sur des expériences acquises au fil des ans par l’agence nationale du développement à la base.

« Le choix que nous avons fait au Togo est de continuer de respecter le principe de profitabilité et de rentabilité des entreprises mais d’agréger à ce principe l’homme », a déclaré Mme Dossou-d’Almeida.

Evoquant l’accélération de la croissance économique et la valorisation du capital humain, la ministre du développement à la base de Faure Gnassingbé a mis l’accent sur le programme de volontariat pour les jeunes déscolarisés dont plus de 14 000 jeunes ont déjà bénéficié. Pour Myriam Dossou-d’Almeida, le volontariat déployé par l’Agence nationale de volontariat du Togo (ANVT) est un programme d’inclusion des jeunes. La ministre n’a pas oublié l’inclusion financière assurée par le Fonds national de la finance inclusive (FNFI).

Advertisement. Scroll to continue reading.

« Résultat en fin de course, la pauvreté a diminué au Togo… Nous avons réussi avec le peu de moyens que nous avons à toucher, grâce au programme Novissi une grande partie de la population », a affirmé Mme Dossou-d’Almeida.

Dossou-d’Almeida s’attend à plus d’engagement

La ministre du gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbé annonce par ailleurs que le Togo veut bâtir son développement sur l’agriculture avec la création des emplois en milieu rural pour mettre fin à l’exode rural, véritable phénomène qui pose un problème de l’employabilité des jeunes dans les villes.  

En ce qui concerne la protection de la nature, elle a énuméré la récente campagne de reboisement lancée par le gouvernement pour la reconstitution du couvert végétal, la construction d’une centrale solaire à Blitta, la construction en vue de 2 autres centrales, la subvention de kits solaires pour les populations, etc.

Advertisement. Scroll to continue reading.

« Il n’est pas possible de s’arrêter en si bon chemin. Briser la dichotomie public-privée et fédérer les acteurs autour d’engagements collectifs pour plus d’inclusion et l’atteinte des objectifs de développement durable est notre leitmotiv », a martelé Myriam Dossou-d’Almeida.

Pour finir, la ministre précise que « l’Etat ne peut et ne veut pas faire tous, tout seul ». A ce sujet, Mme Dossou-d’Almeida invite à une responsabilité de l’Etat, des entreprises et de la société civile pour poursuivre la bataille de l’inclusion.

Le sommet sur l’engagement sociétal vise à créer de nouvelles collaborations entre les acteurs publics, privé et la société civile africains et européens. Les panels de cette première édition qui s’est clôturée jeudi se sont tenus, entre mercredi et jeudi, concomitamment dans plusieurs villes dont Abidjan, Dakar, Kinshasa, Libreville, Lomé, Ouagadougou et Paris.

Advertisement. Scroll to continue reading.
image_pdfPrintimage_printPrint

Source
Date de publication : 2021-07-08 19:48:06