Des acteurs du secteur de la Microfinance réclament la suppression des impôts

«Toutes les grandes entreprises de Microfinance sont en difficulté. Les membres n’arrivent pas à payer les dettes qu’ils ont contractées. Les remboursements tardent à se faire. Si pour une banque ou une Microfinance les remboursements tardent, cela engendrent des pertes et des fermetures d’entreprises.

Les épargnes ont baissé. Aujourd’hui, les entreprises sont en difficulté. C’est pourquoi nous demandons au Président Macky Sall, d’appuyer le secteur de la Microfinance

», martèle M. Dièye.

Il propose à l’État la suppression des impôts pour cette année. Le Secrétaire général du Syndicat de la Microfinance au Sénégal et le Secrétaire général de l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts) prenaient part à l’assemblée générale du Collège des délégués de Manko, qui est une filiale de la Microfinance de la Société générale (ex-Sgbs).

Les délégués de Manko sont dans le désarroi. Ils dénoncent ce qu’ils appellent le licenciement abusif de 130 employés.

«Le 17 décembre 2020 nous avons été informés de la liquidation de l’institution. D’après le liquidateur, les gestionnaires de la filiale basée à Paris ont évoqué un motif économique. Il n’y a pas eu de préavis ni de dispositions préalables. Ce qui viole l’article L 60 et L 66 du code du travail. C’est un licenciement abusif. Nous exigeons le redéploiement de tout le personnel», peste Papa Meïssa Seck.

Appuyés par le Syndicat de la Microfinance au Sénégal et l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts), ils comptent dérouler des séries d’actions tous les week-ends, jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Tribune

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Date de publication : 2021-01-28 09:33:45